Le Silencio va au cinéma

Rue Malaga, Maryam Touzani, 2025

 

 

 

 

 

Vue par Céline

 

Elle aime ses couleurs, elle aime ses cris.

Elle aime son marché, elle aime sa vie.

Mais sa fille soudain lui dit

Non Maman, c’est fini. J’ai besoin de ton toit.

De la Rue Malaga.

 

D’abord vaincue, elle réagit. 

 

Elle se cache, elle s’amuse, elle invite, elle rit.

Et elle aime. Elle vit. Une jeunesse un instant enfouie.

Non, elle ne partira pas. Aussi longtemps qu’elle le pourra. 

Elle ne quittera pas 

la Rue Malaga.

 

Elle, c’est Maria Angelès.

C’est Carmen Maura.

C’est le rouge de ses lèvres, 

du piment et des fleurs, 

C’est le rouge de son cœur.

De la Rue Malaga.

 

J’ai aimé ses couleurs

J’ai aimé son marché

J’ai senti ses saveurs.

“Laissez-la danser!” 

 

Et le disque se remet à tourner.

 

Je veux voir Tanger!

Un film qui dit la vie, quand certains la disent finie.

Un film qui dit comment elle peut être son commencement.

Un film qui dénonce les oublis.

De ceux qui ne se soucient guère

De l’amour qu’on leur a offert. 

 

Un jour, on n’est plus qu’un objet qui encombre

Un jour, on devient juste une ombre.

La chute est dure. Elle est rupture.

Mais le sourire de Maria-Angelès soigne toutes les blessures.

Elle n’en est que plus belle.

Vive l’aventure!